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La citoyenneté à l'école

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« Le problème c'est qu'on ne donne pas les moyens aux lycéens de s'intéresser à la politique. ».
Crédit : Ouest-France

Elle vient d'être élue à la tête de l'UNL

Constance, lycéenne et présidente

Constance Blanchard, 16 ans, a été élue nouvelle présidente de l'Union nationale lycéenne (UNL). Lucide et responsable, « voter est d'abord un devoir », répète la jeune fille qui « ne veut pas d'un 21 avril bis ».

 

Elle porte un long manteau beige et un chapeau assorti. Dessous, une chevelure flamboyante est sagement nouée autour d'un visage rond qui garde encore les traits de l'enfance. Mais d'où s'échappent des mots d'adulte. « On a beau être des adolescents, on n'est pas forcément immatures et puérils. »

 

Constance Blanchard, 16 ans, est la toute nouvelle présidente de l'Union nationale lycéenne (UNL). Un mandat de deux ans, acquis le dimanche 25 janvier, au terme d'une élection dans les plus pures règles de l'art. « Ces derniers mois, je suis allée dans les fédérations rencontrer les militants », retrace-t-elle.

 

Franche et directe, la jeune fille ne manque ni d'idées ni de convictions. « Notre cheval de bataille c'est l'égalité des lycéens. L'éducation doit être la même pour tous. »

 

Lycéenne responsable et présidente avertie

 

Et bien que pas encore en âge de voter, le sujet lui tient à coeur : « On ne veut pas d'un 21 avril bis. Pour les prochaines élections, nous montons une campagne pour appeler les jeunes à voter. » Motivée et énergique, elle enchaîne d'une traite : « Il est important de s'engager. Moi, mon credo, c'est ensemble. L'UNL c'est des militants avant tout, et c'est tous ensemble qu'on pourra faire bouger les choses. »

 

Constance a rejoint l'instance lycéenne, il y a un peu plus d'un an. « Mon poste de présidente, c'est venu comme ça, un peu par hasard. Je me suis retrouvée dans une manifestation avec des gens de l'UNL. Je me suis renseignée, j'étais d'accord avec eux. J'ai pris ma carte avant Noël 2002 », résume-t-elle.

 

« Chez moi ou au lycée, il y a Constance, lycéenne en première. Et puis, sinon, il y a Constance, présidente de l'UNL. » Même si, Constance la lycéenne le reconnaît, « j'ai parfois du mal quand on m'appelle Madame ou quand on me dit vous »...

 

En première littéraire au lycée Lavoisier, dans le Ve arrondissement de Paris, la jeune fille a les interrogations des jeunes de son âge : « Je ne sais pas ce que je ferai plus tard. La science politique m'intéresse, le droit pourquoi pas, le journalisme aussi... J'aime quand on peut donner quelque chose aux gens. »

 

Mais la toute jeune présidente possède, déjà, un emploi du temps de ministre. « Le matin, c'est direction le lycée. À 10 h, je rallume mes portables, le mien et celui de l'UNL. À midi, je passe un coup de fil au permanent de l'association. Après les cours, je vais prendre mon courrier et j'appelle des fédérations. » La lycéenne sourit : « À la récré, mes amis rigolent. Mais j'arrive à gérer. » Même si, parfois, les nuits sont courtes. « Je dors environ sept heures par nuit. Mais j'écoute en cours et j'assimile bien. Samedi, j'ai un bac blanc, alors j'ai prévenu que, vendredi, je ne passais pas au bureau. »

 

Lucide et mature, elle fut une déléguée de classe reconnue pour ses talents à déminer les conflits entre les équipes éducatives et les élèves. « Au collège, parfois, on m'appelait la maman. J'ai peut-être mûri plus vite. »

 

Pas trop impressionnant d'envisager de se retrouver face à un ministre à seulement 16 ans ? « Je n'ai encore jamais rencontré seule Luc Ferry. La dernière fois qu'on s'est vu, on était trois représentants de l'UNL. On était dans son bureau, assis en cercle. On a été écoutés... Entendus, c'est moins visible. » Elle s'arrête. Puis assène : « On ne casse pas du ministre pour casser du ministre. »

 

 

Isabelle LASQUELLEC. Ouest-France du 04/02/2004

       

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